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Confiance en soi - Page 6

  • Aimer son corps et le lui dire !

    corps,image,outil d'incarnation,mode,outil relationnel,soins du corpsNous avons de drôles de rapport avec notre corps !

    Soit nous le soumettons à des régimes, nous l'engonçons dans des vêtements sensés le rendre plus séduisant, bien que parfois inconfortables. Nous le soumettons à une discipline de fer pour qu'il soit conforme aux critères que nous avons adoptés ou subis ;

    Soit nous l'oublions, nous le gavons ou le privons de nourriture, de sommeil, de repos, et de soins, nous le saturons de produits ou d'ambiances toxiques pour son équilibre.

    Et lorsqu'un jour il nous lâche, nous sommes tout surpris, voire en colère contre lui. Comment ? Lui, sensé fonctionner sans que nous y pensions, nous fait défaut ? Quelle sombre fatalité, quelle injustice !

    Pourtant, il est là depuis le début de notre vie sur Terre et nous avons appris à fonctionner avec la "machine" qui est la nôtre (optimale ou pas). Une machine subtile et pour tout dire incroyable, capable de nous procurer des sensations, des émotions et de nous mettre en relation avec le monde ! Une machine, véritable outil d'incarnation, pour expérimenter la Vie.

    Certains courants spirituels ont pu faire penser qu'il fallait l'oublier, le contraindre. Certaines modes ont pu nous amener à le malmener pour "paraître" ce que nous ne sommes pas ou plus (jeunes, minces...).

    corps,image,outil d'incarnation,mode,outil relationnel,soins du corpsLa justesse est à chercher individuellement : Prendre soin de son corps comme si c'était notre meilleur ami (c'est le cas !) et surtout l'aimer, tel qu'il est. Le remercier pour ce qu'il nous permet de vivre, le choucouter pour qu'il continuer à fonctionner au mieux (exercice, alimentation saine, massages...) et qu'il sente que nous l'aimons ! Le mettre en valeur, non pour sacrifier aux caprices de la mode, mais pour rendre hommage à la Vie et à l'Etre qui l'habite. Trouver les couleurs et les formes dont les vibrations s'harmonisent avec les siennes ! S'adapter à ses capacités et à son vieillissement, avec respect et bienveillance. Revisiter les croyances à son propos et stopper le discours de dénigrement intérieur (car il se nourrit aussi de nos pensées). Et l'aimer jusqu'au bout, jusqu'à ce qu'un jour final, nous le laissions reconnaissants derrière nous...

  • Que faisons-nous de nos talents ?

    enfant peinture.jpgManon est triste. Contrairement à son frère qui sait jouer du piano de façon incroyable et à sa soeur qui est une pointure dans le monde du jeu d'échecs, elle ne sait rien faire de spécial. Elle se trouve fade et sans intérêt ! - "Je n'ai aucun talent", se lamente-t-elle...

    Pourtant, Manon a bien des talents qu'elle ignore ou qu'elle n'a pas encore développés. Par exemple, elle attire les confidences de ses amies. Elle a cette capacité d'écoute et de bienveillance qui attire à elle tous ceux qui l'entourent. Par exemple encore, elle a cette virtuosité d'organiser des pique-niques moquettes avec ses copines qui font parler d'eux bien longtemps. Elle sait mettre du rire et de la bonne humeur partout où elle passe et auprès d'elle, chacun se sent important et repart revigoré.

    C'est que Manon n'a pas bien compris ce qu'est un talent ! Ce n'est pas nécessairement une qualité artistique ou un classement particulier. C'est quelque chose qu'elle sait faire comme elle respire et que ceux qui l'observent et la connaissent trouvent super. C'est quelque chose auquel elle ne peut donner de la valeur parce que, pour elle, c'est facile ! C'est sa petite note à elle, ce qu'elle donne au monde et que personne n'a exactement à l'identique...

    Comme dans la parabole des talents, il ne sert à rien d'ignorer ou de minimiser nos talents. Bien au contraire, c'est en les reconnaissant et en les faisant croître que nous nous sentons réellement animés, vivants et connectés au monde qui nous entoure.

    Et vous ? Quels sont vos talents ? Que faites-vous facilement et avec élégance et brio ? Si vous n'en avez pas la moindre idée, je vous invite à poser la question à ceux qui vous connaissent. En général, eux le savent. Ils peuvent vous dire ce que vous faites facilement et qu'éventuellement ils vous envient ! Votre capacité de synthèse, votre sens de l'humour, votre capacité à raconter des histoires, votre don pour connecter les personnes entre elles, votre sens de la récupération et de la transformation des objets...

  • Vivre c'est expérimenter !

    colombe.jpgAvez-vous remarqué combien nous baignons dans un contexte qui invite à la peur, à la prise de risque zéro, au rétrécissement de l'être au profit d'un consumérisme, d'une recherche du plaisir immédiat et d'un nombrilisme stérile ?

    Au final, tout ceci amène à vivre petit, dans les apparences et dans la fermeture.

    Alors que notre Etre aspire à s'expanser, à relationner, à oser poser des actes qui le rapprochent de sa vérité fondamentale, à expérimenter pour avoir du retour, pour déterminer si cela contribue à son évolution ou pas.

    Alors osons vivre vraiment en expérimentant, plutôt que sur-vivre... Ceci contribue à restaurer l'estime de soi et la confiance en soi.

    A ce propos, il me revient un petit conte :

    confiance en soi,affirmation de soi,feedbackC'est l'histoire d'un petit poisson qui vit dans une toute petite mare. Comme il est plus petit que les autres, ses comparses le bousculent souvent et l'empêchent d'accéder aux délicieux insectes qui viennent parfois se poser sur la mare. Ils sont arrogants, se moquent de sa petitesse et dorment toute la journée dans les coins les plus frais de la mare.

    Un jour, un gros orage fait monter le niveau de la mare et le petit poisson découvre un filet d'eau qui semble l'amener ailleurs. Il tente d'inviter ses comparses à le suivre, mais tous se rient de lui. Alors, il décide de suivre son impulsion et s'engager dans le filet d'eau qui aboutit plus tard sur un ruisseau. Il est émerveillé de découvrir tout un monde nouveau : des plantes aquatiques, d'autres variétés de poissons, des roches accueillantes sous lesquelles il peut se reposer. Et en lui même il se dit : "comme c'est dommage que mes compagnons ne connaissent pas cela !" Bref, un beau jour, il arrive à la mer et là, c'est l'extase ! L'immensité, les odeurs salines, les vagues. Tout un monde qui s'ouvre à lui et qu'il peut désormais partager avec ses nouveaux compagnons de voyage...

    Et alors, me direz-vous : que sont devenus ses comparses de la mare ? Et bien, un beau jour de canicule comme nous en connaissons en ce moment, la mare s'est asséchée et ils sont tous morts !

  • Stage d’été 2011 "Choisir d’être soi » Dordogne/Ardèche

    coquillage.jpgMoïse et moi-même sommes toujours excités à l’orée de nos animations d’été...

    Quelles vont être les énergies des groupes, comment allons-nous réussir à créer les conditions nécessaires au travail en profondeur, quelle nouvelle alchimie va se créer entre les hôtes du lieu d’accueil et nos stagiaires?

    Les annonces dans Biocontact et dans Psychologies Magazine paraissent depuis quelques mois et nous avons des contacts avec vous sur les modalités et le contenu des ateliers (ce qu’on peut vous en dire sans vous priver de la découverte !). Après, c’est affaire de feeling, de disponibilité, de moyens, d’oser poser un acte qui peut paraître risqué puisqu’il expose à l’inconnu !

    A ce jour, il reste encore des places en DORDOGNE uniquement ! Le nombre de places est limité à 14, alors n’attendez pas trop.

    Une aventure humaine à vivre pour restaurer la confiance en soi et se déployer au mieux de ses potentialités. Pour vous inscrire, vous pouvez aussi télécharger directement les documents suivants :

    papillon crop circle.jpg

    Bulletin 2011MB Choisir d etre soi.pdf ; FLYER 2011Choisir d-etre soi.pdf 

    et consulter les retours des anciens stagiaires sur www.choisirdetresoi.fr

    Coût : 590 euros + frais d’hébergement en pension complète (environ 55 euros/jour). La nourriture est à tendance bio-végétarienne, délicieuse et copieuse. Un plaisir de l’oeil et des papilles. Même les adeptes des steaks tartares n’en reviennent pas !

    Horaires : arrivée le 1er jour à 18h et clôture le dernier jour à 14h après le déjeuner.

    Durée : 5 jours en résidentiel pour se rencontrer, s’écouter, se libérer et se déployer.

    Au plaisir de vous accompagner bientôt...

    Lieux 

    Dates 2011

    Adresse / Gare 

    ARDECHE 

    13 au 18 août  clôturé

    Monteil – Le Crestet 07 (Gare de Valence)

     

    DORDOGNE 


     

    Terre de Jor – La Terre pointue – St Léon s/Vézère 24 (Gare Les Eyzies)

    31 juillet au
    5 août

     

     

     

  • Prochain stage "Oser s'affirmer" 20-21 mars 2010 en Dordogne


    chemin_EDM_o4b_apercu.jpg

    Oser s'affirmer, c'est être "ni hérisson, ni paillasson". C'est être plus à l'aise dans ses relations, oser poser des limites et exprimer ses besoins tout en respectant les autres. C'est sortir des conditionnements et des croyances limitantes sur soi et son potentiel. C'est manifester ce qu'on est vraiment. C'est souvent oser emprunter un nouveau chemin, celui de l'acceptation de soi, celui du deuil de certains idéaux de perfection, celui du courage de poser de petits pas...

    Le groupe est selon moi le lieu idéal pour faire un retour sur soi et pour utiliser les effets miroirs qu'il propose.

    Le stage "Oser s'affirmer" invite au travail sur la restauration de l'estime de soi et de la confiance en soi, en binômes avec les outils de la clarification, au travail individuel et collectif avec différents outils, aux mises en situation réalistes, tout cela dans une ambiance de confiance, de respect et de non jugement.

    Mon ambition : faire de ce temps un temps de reconnection à soi-même et de restauration de l'estime de soi.

    groupes de 6-8 personnes maximum

    2 jours en week-end : 20 et 21 mars 2010
    Tarif : 240 euros pour les particuliers ; 180 euros pour les étudiants, chômeurs et RMIstes

    Information et inscription : sylviebergeron@orange.fr ou en téléchargeant le bulletin d'inscription suivant (colonne de droite ci-contre)

    Autres dates sur demande. Ateliers en soirée possibles.

    Lieu d'animation : St Antoine de Breuilh (24) ou ses environs.

  • La double contrainte : si vous aimez, n'aimez pas

    bombe1.pngDouble contrainte, double lien, double entrave, double bind, double injonction, injonction paradoxale… Les expressions sont nombreuses pour qualifier des situations qui nous laissent souvent hagards et les bras ballants.

    Définition

    Issue des travaux de Grégory Bateson (1956) -qui posera les fondements des thérapies familiales et systémiques- la double contrainte désigne 2 messages ou 2 ordres contradictoires. On ne peut satisfaire l’un sans contrevenir au second. Ainsi, quelle que soit la réaction de celui qui les reçoit, il est forcément perdant.

    Pour l’illustrer, on cite souvent l’histoire de cette mère qui offre à son fils 2 cravates, l’une bleue, l’autre rouge. Pour recevoir sa mère quelque temps plus tard, le fils va mettre la cravate rouge ce qui lui vaudra d’entendre « Tu n’aimes pas la cravate bleue ! ». Le week-end suivant, pour lui faire plaisir, il met la cravate bleue et sa mère lui dit « Tu n’aimes donc pas la cravate rouge ! ». Il est donc toujours « perdant »

    La difficulté vient du fait que les messages antinomiques sont sur des plans différents : explicites et/ou implicites, verbaux et/ou non verbaux. Par exemple, un parent dit : « fais moi plaisir en étant brillant à l’école » mais le non verbal (ton, mimiques) indique que si l’enfant le dépasse, il en sera malheureux.

    On distingue la double contrainte de l’injonction paradoxale dans laquelle un seul ordre contient en lui-même sa propre contradiction. Exemple : « soyez spontané ! » car la spontanéité ne se décide pas, « Sois grand, mon petit » ou comme le propose A. Watzlawick « Ignorez ce panneau ».

    Particularités

    1. La double contrainte est opérante lorsque la relation est importante pour nous. Son intensité varie selon le lien affectif qui nous lie. Exemple : la maman dit à son enfant qui est tombé : « mais non tu n’as rien, tu n’as pas mal (car moi qui t’aime je sais ce que tu ressens) ». Il y a 2 messages contradictoires : le ressenti et le discours de la maman.
    2. Par ailleurs, on veut répondre de façon « adaptée » aux messages.
    3. On reçoit 2 messages contradictoires.
    4. On ne peut commenter les messages reçus.

    Effets sur l’individu

    • La double contrainte empêche toute prise de décision adaptée.
    • Elle génère des sentiments diffus de malaise, d’impuissance, de confusion des idées ou des affects. Elle donne le sentiment d’être en faute ou incompétent, d’être de trop ou spectateur de ce que l’on fait.
    • Elle entraîne la perte de confiance dans son ressenti.
    • Elle provoque des impasses relationnelles, un vécu de castration et des situations non gagnantes.
    • Elle peut rendre a-réactionnel (sans réaction).
    • Elle rend la situation « a priori » insoluble, inextricable.
    • Elle pourrait même bloquer l’énergie de vie.

    Lorsque la double contrainte entraîne fréquemment des sanctions (condamné si j’agis et condamné si je n’agis pas), elle conduirait à la psychose. En thérapie familiale, Karine Albernhe note que « la relation de double contrainte ne suppose ni tyran ni victime mais plutôt 2 tyrans-victimes car il est impossible de répondre à une double contrainte sinon par un message aussi paradoxal voire plus ». Par exemple, une mère gronde son enfant tout en lui souriant affectueusement. L’enfant ressentira un malaise qui provoquera une réaction ambiguë qui influera en retour sur celle de sa mère.

    Contexte

    Les messages paradoxaux émaillent notre vie quotidienne, dans tous les contextes (entreprise, couple, famille, groupes…). Il est donc difficile d’y échapper. Selon David Cooper (1978), d’un point de vue psychosociologique, c’est le propre de la Société que de créer des doubles contraintes en proclamant par exemple l’autonomie de l’individu tout en le maintenant dans un carcan. Dans le monde du travail, on en rencontre à foison avec des phrases du type « je veux que vous soyez productifs », mais sans contrepartie (en temps, en moyens ou en rémunération).

    Comment s’en sortir ?

    La capacité à se sortir d’une double contrainte dépend bien évidemment de l’âge et des ressources personnelles pour s’en sortir.

    Selon G. Bateson, la conséquence positive de la double contrainte est d’obliger l’individu à développer une « double perspective créative ».

    En clair, pour s’en sortir, l’individu est invité à :

    1. Repérer la double contrainte, en prendre conscience.
    2. Métacommuniquer et recadrer, autrement dit, communiquer sur la communication en dévoilant les non-dits, en relisant la situation à un niveau différent. Par exemple, communiquer sur l’absurdité d’une demande peut être une façon de la dépasser.
    3. Adopter un comportement différent : oser l’humour, la métaphore, la créativité, la spontanéité, s’impliquer, oser se révéler, oser être qui l’on est, faire différemment plutôt que davantage, etc… C’est une véritable prise de risque identitaire qui encourage à être créatif plutôt que réactif.

    Pour en revenir à l’histoire des cravates, cela pourrait consister à dire « Merci maman, tu viens de m’apprendre à être original car je vais porter désormais 2 cravates » (comme l’évoque Serge Villaverde). Tous les deux, pourraient ainsi rire et prendre du recul par rapport à l’absurdité de la situation.

    Et vous, les doubles contraintes, ça vous parle ?

    Bibliographie

    - « Les thérapies familiales systémiques » Karine Albernhe

    - « Double lien, schizophrénie et croissance. Grégory Bateson à Palo Alto » Jean-Claude Benoit, ERES 2000