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Addiction

  • L’EMDR - Quesako ?

    oeil.jpgLorsqu’un événement difficile voire traumatique n’a pu être « digéré », il continue à avoir des incidences sur nos comportements, notre physiologie et notre vie en général : pensées obsédantes, troubles du sommeil, anxiété, difficultés de concentration, maladies de peau ou digestives, etc…

    L’EMDR consiste à retraiter l’information dysfonctionnelle par des stimulations sensorielles bilatérales et alternées (balayage devant les yeux, taping sur les genoux ou stimulations sonores) tout en étant guidé par un thérapeute dûment formé.

    Peu d’outils thérapeutiques ont fait couler autant d’encre que celui-ci. Son utilisation sur des Etats de Stress Post-Traumatiques (PTSD) ou sur des phobies, notamment, a donné des résultats jugés parfois spectaculaires.

    Pour autant, pour que l’outil fonctionne, il est important de respecter quelques règles de base :

    • Instaurer une relation de partenariat entre le thérapeute et le patient qui est actif et engagé dans le processus
    • Évaluer si la demande (et parfois l’état) du patient est compatible avec l’utilisation de l’outil
    • Bien identifier l’évènement « cible » avec les émotions / sentiments et pensées associées
    • Installer des états ressources et d’auto-relaxation chez le patient
    • Distinguer cette approche d’une thérapie verbale : après la désensibilisation, on parle de ce que l’on perçoit et ressent dans l’ici et maintenant (pas d’analyse)

    Et de suivre les étapes du protocole qui va de la prise de contact et de l’évaluation à la ré-évaluation en fin de travail. En général, l’étape de désensibilisation elle-même n’est entreprise qu’en 2èmeséance si la cible est identifiée rapidement. Le nombre de séances varient selon le nombre de traumatismes ou problématiques à travailler.

     

    oeil2.jpg Indications de l’EMDR :

    • Traumatismes majeurs  : viol, attentat, accident, deuil…
    • Disputes, humiliations, maltraitance…
    • Phobies
    • Troubles chez l’enfant

    Un livre accessible à tous, pour en savoir plus :

    « L’EMDR » de Jacques Roques – InterEditions, Dunod 2008

  • Caroline, accro à son i-phone ?

     

    tel addiction4.jpgCaroline a 24 ans. Elle est étudiante en lettres et a de nombreux amis qu’elle voit régulièrement. A chaque fois qu’elle les quitte, elle leur envoie -grâce son i-phone- des SMS capitaux comme « c’était cool hein ! » « on se voit demain » « tu fais quoi ? » « je suis trop vénère de bosser ce soir » ou des MMS d’elle en train de réviser avec son chat sur le clavier. Une façon de rester en contact avec sa tribu. Rien de grave quoi ! Ca lui permet aussi de se la péter devant les copines. Une façon de montrer : « Il y a des gens qui m’aiment moi ! ».

    Lorsqu’elle est avec ses proches, elle reçoit des SMS d’autres amis qui ne sont pas là. Alors, elle leur répond. Ça énerve ses parents qui se demandent s’il ne vaut pas mieux communiquer avec elle par mobile plutôt que de lui parler en direct ! Au moins, elle ne pourrait plus répondre à d’autres personnes en même temps… Quoique !

    Son téléphone bipe aussi pour qu’elle intervienne dans différents espaces virtuels qui nécessitent des actions régulières. Ce n’est pas compliqué, son i-phone reste toujours dans sa main, au cas où ! Tantôt, elle a les écouteurs sur les oreilles pour écouter de la musique, tantôt pour écouter/répondre aux messages. Elle dégaine plus vite que son ombre. Même quand elle se couche, le téléphone reste à portée d’œil et de main car il sert de réveil et, on ne sait jamais, quelqu’un pourrait lui envoyer un SMS avant qu’elle ne sombre dans le sommeil.

     

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    Seulement voilà ! Caroline est devenue tellement accro de son i-phone qu’elle ne sait plus ce que c’est que d’être avec elle-même, ce que c’est que la solitude. Elle a oublié ce que c’est que de rêvasser, de contacter ce vide régénérateur, source d’inspiration et d’intuition. Rester connectée lui permet de s’étourdir, de s’anesthésier et de ne plus ressentir ces pointes d’angoisse ou d’anxiété qui cherchent à s’exprimer. Elle ne sait plus être présente à ce qui se passe ici et maintenant, tant elle est morcelée dans différentes conversations ou univers virtuels. L’outil, certes très utile, a pris possession de son espace intérieur sans qu’elle s’en rende compte. Bien au contraire, elle n’y voit que des avantages ! C’est comme son père qui bosse 15 heures par jour sous prétexte d’assumer les charges de la famille. Elle sait bien que lui, c’est sûr, il est accro au travail. Elle, on ne l’y prendra pas !