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Caroline, accro à son i-phone ?

 

tel addiction4.jpgCaroline a 24 ans. Elle est étudiante en lettres et a de nombreux amis qu’elle voit régulièrement. A chaque fois qu’elle les quitte, elle leur envoie -grâce son i-phone- des SMS capitaux comme « c’était cool hein ! » « on se voit demain » « tu fais quoi ? » « je suis trop vénère de bosser ce soir » ou des MMS d’elle en train de réviser avec son chat sur le clavier. Une façon de rester en contact avec sa tribu. Rien de grave quoi ! Ca lui permet aussi de se la péter devant les copines. Une façon de montrer : « Il y a des gens qui m’aiment moi ! ».

Lorsqu’elle est avec ses proches, elle reçoit des SMS d’autres amis qui ne sont pas là. Alors, elle leur répond. Ça énerve ses parents qui se demandent s’il ne vaut pas mieux communiquer avec elle par mobile plutôt que de lui parler en direct ! Au moins, elle ne pourrait plus répondre à d’autres personnes en même temps… Quoique !

Son téléphone bipe aussi pour qu’elle intervienne dans différents espaces virtuels qui nécessitent des actions régulières. Ce n’est pas compliqué, son i-phone reste toujours dans sa main, au cas où ! Tantôt, elle a les écouteurs sur les oreilles pour écouter de la musique, tantôt pour écouter/répondre aux messages. Elle dégaine plus vite que son ombre. Même quand elle se couche, le téléphone reste à portée d’œil et de main car il sert de réveil et, on ne sait jamais, quelqu’un pourrait lui envoyer un SMS avant qu’elle ne sombre dans le sommeil.

 

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Seulement voilà ! Caroline est devenue tellement accro de son i-phone qu’elle ne sait plus ce que c’est que d’être avec elle-même, ce que c’est que la solitude. Elle a oublié ce que c’est que de rêvasser, de contacter ce vide régénérateur, source d’inspiration et d’intuition. Rester connectée lui permet de s’étourdir, de s’anesthésier et de ne plus ressentir ces pointes d’angoisse ou d’anxiété qui cherchent à s’exprimer. Elle ne sait plus être présente à ce qui se passe ici et maintenant, tant elle est morcelée dans différentes conversations ou univers virtuels. L’outil, certes très utile, a pris possession de son espace intérieur sans qu’elle s’en rende compte. Bien au contraire, elle n’y voit que des avantages ! C’est comme son père qui bosse 15 heures par jour sous prétexte d’assumer les charges de la famille. Elle sait bien que lui, c’est sûr, il est accro au travail. Elle, on ne l’y prendra pas !

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