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Eveil personnel

  • Quand je te demande d'être écouté de J. Salomé

    Quand je te demande de m’écouter et que tu commences à me donner des conseils, je ne me sens pas entendu.

    Quand je te demande de m’écouter et que tu me poses des questions, quand tu argumentes, quand tu tentes de m’expliquer ce que je ressens ou ne devrais pas ressentir, je me sens agressé.

    Quand je te demande de m’écouter et que tu t’empares de ce que je dis pour tenter de résoudre ce que tu crois être mon problème, aussi étrange que cela puisse paraître, je me sens encore plus en perdition.

    Quand je te demande ton écoute, je te demande d’être là, au présent, dans cet instant si fragile où je me cherche dans une parole parfois maladroite, inquiétante, injuste ou chaotique. J’ai besoin de ton oreille, de ta tolérance, de ta patience pour me dire au plus difficile comme au plus léger.

    Oui simplement m’écouter…. sans excusation ou accusation, sans dépossession de ma parole.

    Écoute, écoute moi. Tout ce que je te demande c’est de m’écouter. Au plus proche de moi. Simplement accueillir ce que je tente de te dire, ce que j’essaie de me dire. Ne m’interromps pas dans mon murmure, n’aie pas peur de mes tâtonnements ou de mes imprécations. Mes contradictions comme mes accusations, aussi injustes soient-elles, sont importantes pour moi.

    Par ton écoute je tente de dire ma différence, j’essaie de me faire entendre surtout de moi-même. J’accède ainsi à une parole propre, celle dont j’ai été longtemps dépossédé.

    Oh non, je n’ai pas besoin de conseils. Je peux agir par moi-même et aussi me tromper. Je ne suis pas impuissant, parfois démuni, découragé, hésitant, pas toujours impotent.

    Si tu veux faire pour moi, tu contribues à ma peur, tu accentues mon inadéquation et peut-être renforce ma dépendance.
    Quand je me sens écouté, je peux enfin m’entendre.

    Quand je me sens écouté je peux entrer en reliance. Établir des ponts, des passerelles incertaines entre mon histoire et mes histoires. Relier des événements, des situations, des rencontres ou des émotions pour en faire la trame de mes interrogations. Pour tisser ainsi l’écoute de ma vie.

    Oui, ton écoute est passionnante. S’il te plaît, écoute et entends moi.

    Et si tu veux parler à ton tour, attends juste un instant que je puisse terminer et je t’écouterai à mon tour, mieux, surtout si je me suis senti entendu.

  • Et si je faisais du tri?

    Avez-vous remarqué comme tout changement intérieur appelle à faire le vide, à élaguer certaines relations ou à se débarrasser de certains objets. De même, aborder un déménagement, invite à faire un travail de détachement à certains objets, souvenirs et/ou habitudes, tout autant qu'à certaines relations.

    A l'aube d'un déménagement vers Trélissac (et oui, nous allons bouger après 10 ans à St Antoine de Breuilh!), je m'interroge sur ce que je dois garder ou libérer... NB : je vous en dirai plus sur ma nouvelle adresse dès que tout cela sera bouclé.

    Qu’ai je besoin, en effet, de conserver tous ces documents, traces de mon passé et de mon parcours (rapports de stage, cours divers) alors que je n’y jette jamais un coup d’oeil, à quoi sert de continuer à manger dans des assiettes reçues en dépannage il y a 20 ans et qui me sortent par les yeux, et tous ces vêtements qui encombrent ma garde-robe et que je garde au cas où alors que ce n’est plus mon style ni mon énergie du moment !

    Allez hop ! De l’air, de l’espace, du mouvement. Car comment accueillir le nouveau, l’inattendu, le souffle si je ne leur fais pas un peu de place.

    Chaque acte de tri est un acte d’épuration intérieure et extérieure. Donner, jeter, recycler chaque objet me demande de m’interroger sur le sens que je lui donne encore dans ma vie. Embellit-il ma vie ? Ai-je plaisir à le regarder, à m’en servir ou à le porter ?

    Parfois aussi, se séparer d’un objet renvoie à des loyautés familiales. Comment vais-je pouvoir me séparer de l’armoire que m’a transmise ma grand-mère ? Alors, ne nous bousculons pas trop, ni trop vite. Un pas après l’autre... Hier, en regardant mes étagères épurées, je me suis sentie plus disponible, plus pleine d’enthousiasme, d’énergie. Curieux non ?

    La légèreté que cet acte de tri apporte est la récompense. Et tant mieux, si ce que je sors de chez moi peut profiter à d’autres. L’énergie, c’est fait pour circuler !

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  • Dernière parole d’amour à ceux qui sont prêts à mourir

    J’ai encore en souvenir ma grand-mère, une femme de tête qui avait passé plus de 50 ans avec son mari. Je la revois à l’hôpital où son mari est en soins intensifs. Il nous supplie de l’aider à partir car il souffre trop. Les médecins ne veulent pas le mettre sous morphine de peur, disent-ils, qu’il ne meure. Or, il est DEJA mourant ! Aberration d’un système médical qui se protège avant de penser au confort du patient...

     

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  • Réflexions sur la mort

    La mort (physique ou symbolique) n’est qu’un passage (le pas du sage) entre un état et un autre, une enveloppe de chair ou de croyances à quitter pour aller vers quelque chose de plus essentiel. Certains évoquent d’ailleurs la naissance comme une mort au monde « d’en haut ». En ce sens, la mort est une opportunité (aux portes Unité) de se reconnecter à ce qui est plus grand que nous et aux Lois de la Vie.

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  • Que dire de la mort aux enfants?

    parler de la mort aux enfants,deuil,montrer le mortJulien a 5 ans et son Papy vient de mourir. Il ne le sait pas encore mais il voit bien que maman et papa sont tristes et qu’ils ont les yeux humides quand ils le regardent. Quand il vient les voir pour les demander pourquoi ils sont tristes, les grands ne lui disent rien. Ils le renvoient jouer et s’affairent à leurs histoire de grands.

    Finalement, hier maman a pris Julien dans ses bras et lui a dit que Papy était parti au ciel. Du coup, Julien passe des heures à la fenêtre à regarder le ciel pour voir si Papy ne va pas passer par là et lui faire un petit coucou comme il a l’habitude de le faire.

    Les grands chuchotent quand il est là et il a passé samedi dernier chez sa marraine alors que papa, maman, mamie, tante Lucie et son mari sortaient tous habillés de noir.

    Il n’est pas idiot quand même, il se passe quelque chose. Mamie lui a dit que Papy était parti et qu’un jour elle le reverrait. Ca l’a plongé dans une tristesse sans mot. Qu’est-ce que tout cela veut dire. Les grands ne lui disent pas tout !

    Julien, comme tous les enfants, capte de nombreux messages verbaux et non verbaux de son entourage. Il a compris que quelque chose de grave s’était passé mais les mots n’ont pas été CLAIREMENT posés sur ce qui se passe. En voulant le protéger, les adultes le plongent -malgré eux- dans l’angoisse et ne lui permettent pas de comprendre ce qui se passe et de partager avec eux sa peine.

    Il suffirait de lui dire que Papy est mort mais qu’il vivra toujours dans le coeur de tout ceux qui continueront à penser à lui. Et aussi de l’emmener avec eux au cimetière pour qu’il puisse voir son Papy et lui dire au-revoir une dernière fois. Peut-être que ses parents pourraient l’inviter à faire un dessin ou à offrir une jolie pierre ou une fleur à son Papy. En tout cas, l’associer à cette disparition, sans entrer dans les détails que son âge ne permet pas de gérer, mais en donnant du sens à ce qu’il perçoit de toute façon.

    Par ailleurs, les métaphores du type « il est parti », « il est au ciel » ou autre sont souvent prises à la lettre par l’enfant qui peut passer son temps à attendre le retour du défunt ou à le chercher partout.

    Parler vrai et simplement à l’enfant, lui exprimer sa propre tristesse et l’aider à exprimer et accueillir la sienne. Voilà ce qui lui permettra de vivre son deuil puis de faire son deuil à son rythme. Et si, pour une raison ou une autre, l’enfant n’a pu voir le mort ou assister aux funérailles, les parents peuvent aussi lui proposer de faire un petit rituel avec lui. Par exemple, écrire ensemble une lettre pour Papy et la brûler ou la laisser partir dans le courant d’une rivière, ou encore la lire à haute voix sur un lieu qui fait sens pour l’enfant et son grand-père. Inventez avec lui un acte symbolique qui fait sens pour lui et lui permet de dire au revoir et d’exprimer sa peine... peut s’avérer très utile même si l’enfant était présent aux funérailles.

    parler de la mort aux enfants,deuil,montrer le mortIl est aussi très important de déculpabiliser et de rassurer l’enfant. Dans sa "pensée magique », il peut croire que son attitude a provoqué la mort de la personne. Bien insister sur le fait que « ce n’est pas de sa faute ». Ne pas s’étonner que l’enfant continue à parler aux absents ou joue à faire le mort. C’est sa façon à lui de gérer l’évènement. 

    Selon le Dr Jean-Louis Crouan, la réaction de l’enfant à la mort est différente selon son âge :

    • de 0 à 3 ans : il n’a pas conscience de la disparition de la personne mais fait tout de même «éponge» des émotions de l’entourage. Il peut souffrir d’une angoisse de séparation.
    • de 4 à 6 ans : il a conscience de la mort mais la perçoit comme temporaire. Il a tendance à protéger ses parents dans la peine et a du mal à verbaliser sa propre souffrance
    • de 7 à 10 ans : il comprend le côté irréversible de la mort mais se sent parfois coupable.
    • adolescent : c’est une période à risque car il vit une période insécurisante à d’autres niveaux. Ne pas hésiter à lui proposer un accompagnement.
     

     

  • Les étapes du deuil – de 3 à 5 étapes selon les auteurs

    Les auteurs ne s’entendent pas tous sur les intitulés des étapes ni sur leur nombre. Toutefois, tous s’accordent à dire que ces étapes ne sont pas suivies nécessairement dans l’ordre, ni dans leur totalité par tout le monde ! Chaque deuil est unique et chacun traverse un cheminement qui lui est propre. Et plutôt que l’expression « Faire son deuil », un peu galvaudée, d’aucuns préfèrent parler de «Vivre son deuil ».

    Elisabeth Kübler-Ross s’appuie sur 5 étapes –plus connues- que je détaille ci-après :

    1. Le déni
    2. La colère
    3. Le marchandage
    4. La dépression, grande tristesse
    5. L’acceptation 

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