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  • Prochain stage "Oser s'affirmer" 20-21 mars 2010 en Dordogne


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    Oser s'affirmer, c'est être "ni hérisson, ni paillasson". C'est être plus à l'aise dans ses relations, oser poser des limites et exprimer ses besoins tout en respectant les autres. C'est sortir des conditionnements et des croyances limitantes sur soi et son potentiel. C'est manifester ce qu'on est vraiment. C'est souvent oser emprunter un nouveau chemin, celui de l'acceptation de soi, celui du deuil de certains idéaux de perfection, celui du courage de poser de petits pas...

    Le groupe est selon moi le lieu idéal pour faire un retour sur soi et pour utiliser les effets miroirs qu'il propose.

    Le stage "Oser s'affirmer" invite au travail sur la restauration de l'estime de soi et de la confiance en soi, en binômes avec les outils de la clarification, au travail individuel et collectif avec différents outils, aux mises en situation réalistes, tout cela dans une ambiance de confiance, de respect et de non jugement.

    Mon ambition : faire de ce temps un temps de reconnection à soi-même et de restauration de l'estime de soi.

    groupes de 6-8 personnes maximum

    2 jours en week-end : 20 et 21 mars 2010
    Tarif : 240 euros pour les particuliers ; 180 euros pour les étudiants, chômeurs et RMIstes

    Information et inscription : sylviebergeron@orange.fr ou en téléchargeant le bulletin d'inscription suivant (colonne de droite ci-contre)

    Autres dates sur demande. Ateliers en soirée possibles.

    Lieu d'animation : St Antoine de Breuilh (24) ou ses environs.

  • Le conte du petit Camille qui pleurait son besoin de respect

    ile protegee.pngCamille a 12 ans. Au collège, il a plein de copains et malheur à celui qui le regarde de travers ou fait mine de se moquer de lui. Camille est un petit dur qui n’hésite pas à se coltiner avec les autres mecs, à leur écraser la truffe sur le bitume, à leur piétiner les guibolles, les sacs à dos de marque et les i-phones dernier cri. Il sait se faire respecter tout de même ! Les autres le regardent avec admiration et l’entourent comme s’il était un calife. Ça fait du bien. Ça compense…

    Lorsque Camille rentre à la maison, c’est une autre histoire. Il rase les murs, écoute les voix dans la maison pour savoir si son père est rentré et s’il est rentré de quelle humeur il est. Son père, cet être imprévisible qui tantôt lui ébouriffe les cheveux lorsqu’il renverse son bol de chocolat le matin, tantôt le cogne comme un punching ball alors qu’il n’a strictement rien fait. Un être qui vient le réveiller la nuit pour lui taper dessus parce qu’il a appris tard en rentrant la mauvaise note de la journée. Camille ne dort que d’un œil. Il a appris très tôt que son lit n’est pas un havre de paix et de sécurité. Du coup, le moindre bruit le réveille et le met en alerte. Il se redresse dans son lit, écoute les bruits de la nuit, son cœur affolé s’agitant dans sa poitrine comme s’il voulait en sortir pour se libérer. Il ressemble à un guerrier masaï qui écoute les bruits de la savane, tentant de déceler l’odeur ou le bruit du fauve qui approche. Depuis quelque temps, Camille se réveille en sueur mais aussi baigné dans son urine, une urine chaude qui le réconforte, une urine qui tente de marquer un territoire qui n’est pas respecté. Parfois, il se dit que son zizi pleure toutes les larmes que lui-même ne peut laisser échapper. Évidemment, son père s’en est aperçu. Depuis, c’est l’humiliation : « Alors le pisseur, tu veux qu’on te remette des couches ? » ou encore « A ton âge, moi j’étais déjà un homme, pas une lavette comme toi ».

    Sa mère baisse les yeux. Elle ne dit jamais rien quand son père le frappe ou se moque de lui. Elle fait comme si tout cela n’existait pas. Camille s’est vite rendu compte qu’il ne pouvait pas attendre de secours ou de soutien de sa part. C’est même le contraire. Il a l’impression qu’en se taisant c’est lui qui la protège. Quand il sera grand, il ne se mariera pas et il n’aura pas d’enfants. Pas la peine de risquer de rendre des enfants malheureux en prétendant qu’on les tape pour leur bien. C’est la meilleure ça. Il n’en revient pas que les adultes se donnent bonne conscience ainsi. N’importe quoi !

    Au collège, il y a un prof vachement sympa à qui il a expliqué qu’un de ses amis, qui n’osait pas venir, avait des problèmes de pipi au lit. Il n’allait quand même pas dire que c’était lui, il a sa fierté. Le prof lui a répondu que c’était souvent lié à la peur, à un besoin d’avoir son espace à soi bien sécurisé. En rentrant, Camille a proposé de laisser la chambre à son jeune frère et de s’installer dans l’arrière-cuisine désaffectée. Et Oh, surprise, ses parents ont dit oui. C’est plus petit mais ça oblige à traverser toute la maison et il a le temps d’entendre si quelqu’un vient. Et en plus, il y a une porte très dure à ouvrir parce qu’elle a gonflé et qui est équipée d’un verrou. Depuis qu’il est dans sa nouvelle chambre, Camille dort mieux. Son père n’a tenté d’ouvrir la porte qu’une seule fois mais comme il n’a pas réussi à l’ouvrir il est passé à autre chose et l’a oublié. Ouf ! Depuis, il ne fait plus pipi au lit même si le moindre bruit le réveille encore. Plus tard, il sera Profiler car il a développé des antennes pour sentir les ambiances et repérer les tordus.

    Conte écrit par Sylvie Bergeron