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Réflexions sur le chemin de Compostelle

compostelle.jpgCe qu’il y a de magique quand on chemine sur le Chemin de Compostelle, c’est qu’on oublie ses préoccupations futures et ses réflexions sur le passé. Pendant 13 jours, j’ai cheminé donc, sac sur le dos, comme un escargot qui porte sa maison et l’essentiel à sa survie. Pas après pas, sur environ 300 kilomètres, je me suis retrouvée au centre de moi-même. Parfois, le paysage à couper le souffle m’a invitée à lever le nez du chemin, parfois, je suis restée concentrée sur le pas suivant, sur la persévérance, sur l’objectif à atteindre.

 

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Et pour tout dire, pour moi qui suis née par césarienne, aller au bout de chaque étape pré-définie a été comme une renaissance. Je me suis prouvé que je pouvais naître sans assistance, à mon rythme !

Et tant pis pour les quelques ampoules qui ont ralenti mon pas vers la fin. Et tant mieux pour belles rencontres avec d’autres pèlerins qui comme moi avaient crapahuté sur les mêmes dénivelés, ce qui créait une complicité incroyable. Et encore tant mieux pour les étapes ressourçantes où j’ai goûté le plaisir d’une douche (incroyable luxe !), d’un repas reconstituant, voire d’une délicieuse glace...

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La marche est un plaisir accessible qui invite à la méditation et à l’introspection. C’est aussi un formidable plongeon dans la nature, le chant des oiseaux et la beauté de notre Terre. J’avoue que je suis restée assez hermétique aux églises que j’ai trouvé vides d’énergie. Comme l’a un jour dit un enfant Indigo, Dieu ou quel que soit son nom, est partout. Pourquoi faudrait-il l’enfermer dans une église ? Et la Source de toute Vie était bien présente, partout où nous sommes passés.

Ce chemin est une métaphore de la Vie. Parfois doux, parfois difficile, toujours accompli.


Belle route à vous tous.

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