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Blessures d'enfants - Page 2

  • Adultisme ou parentification : une stratégie de survie

    Boris Cyrulnik qualifie l’adultisme ou la parentification de « mécanisme de défense » et de « stratégie relationnelle coûteuse ». Il ajoute encore que ça consiste pour l’enfant à « apprendre le déplaisir de vivre par responsabilité précoce ». Etre adultisé consiste à prendre en charge de façon précoce son ou ses parent(s), à se sentir responsable de leur survie et/ou de leur bonheur au détriment de l'insouciance de l'enfance. C'est devenir sérieux avant l'âge mais finalement, rester petit dans son coeur, d'où une certaine immaturité affective!

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  • 12 conseils de la police pour faire de votre enfant un « bon » déliquant !

    autorité juste,éduquer son enfant,erreurs à éviter en éducationVoici une note que j'ai publiée en juin et qui redevient d'actualité en cette rentrée scolaire. 

    Il s'agit d'un texte paru, il y a quelques années, dans une revue américaine:

    1. Dès l'enfance, donnez-lui tout ce qu'il désire. Il grandira ainsi en pensant que le monde entier lui doit tout.
    2. S'il dit des grossièretés, riez. Il se croira malin.
    3. Ne lui donnez aucune formation spirituelle. Quand il aura 18 ans, il "choisira de lui-même".
    4. Ne lui dites jamais : "c'est mal". Il pourrait faire un complexe de culptabilité. Et plus tard, quand il sera arrêté pour vol d'autos, il sera persuadé que la société le persécute.
    5. Ramassez ce qu'il laisse traîner. Ainsi, il sera sûr que ce sont toujours les autres qui sont responsables.
    6. Laissez lui tout lire. Stérilisez sa vaisselle mais laissez son esprit se nourrir d'ordures.
    7. Disputez-vous toujours avec lui. Quand votre ménage craquera, il ne sera pas choqué.
    8. Donnez-lui tout l'argent qu'il réclame. Qu'il n'ait pas à le gagner. Il ferait beau voir qu'il ait les mêmes difficultés que tous.
    9. Que tous ses désirs soient satisfaits : nourriture, boisson, confort, drogue éventuellement. Sinon, il serait "frustré".
    10. Prenez toujours son parti. Les professeurs la police lui en veulent à ce pauvre petit !
    11. Quand il sera un vaurien, proclamez vite que vous n'avez jamais rien pu en faire.
    12. Préparez-vous à une vie de douleur. Vous l'aurez !

    Derrière ce côté provocateur du texte, il y a plein de pistes de bon sens.

    L'autorité "juste" n'est pas celle qui dit "amen" à tout. Elle sait poser le cadre et le faire respecter.

    Elle sait protéger, sans cautionner les comportements inadaptés.

    Elle sait encourager la responsabilité à chaque étape de la vie de l'enfant et lui donne le sens de la réussite par son effort personnel.

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  • Les 12 règles d’or parentales !

    éduquer son enfant,règles,double contrainte,codage croisé,cohérence,cadreVoici quelques pistes pour grandir en tant que parents car nous éduquons nos enfants et eux ils nous élèvent !

     

    1. Gratifier la cohérence et ne pas cautionner l'incohérence. C'est à dire encourager les comportements qui vont bien et relever ceux qui posent problème. Cela veut dire aussi, ne pas fermer les yeux sur ce qui ne va pas pour préserver la relation OU ne pointer QUE ce qui ne va pas !
       
    2. Réhabiliter le droit à l'erreur. Nous apprenons en osant faire et donc en faisant des erreurs. Celles-ci ne sont que des opportunités de rectifier le tir et de continuer à avancer en tirant les enseignements nécessaires.
       
    3. Laisser l'enfant vivre pleinement chaque étape de sa vie d'enfant. Pour prendre une métaphore, ce n'est pas en tirant sur une carotte qu'on la fait grandir plus vite. Je ne confie donc pas de responsabilité à l'enfant au-dessus de son âge, je ne me confie pas à lui (c'est moi l'adulte et lui l'enfant, il n'est pas mon confident). Il a aussi le droit de rêver et de ne RIEN faire car ça le nourrit (tout comme nous d'ailleurs, bien que nous l'ayons oublié).
       
    4. Respecter les rites de passage et les fêter. Nous manquons trop de rites qui marquent un passage entre un avant et un après. Par exemple, la jeune fille qui a ses premières règles est en train de vivre un passage. Cela peut donner l'opportunité de créer un moment priviligié (cadeau, sortie, etc...) entre elle et sa mère ou entre elle et les femmes de sa famille.

    5. Poser un cadre et des limites : les faire respecter et les maintenir en permanence. Evidemment, le cadre et les limites vont évoluer en fonction de l'âge de l'enfant. En revanche, rien n'est plus insécurisant pour l'enfant que l'absence de limites ou un cadre qui change tout le temps de façon aléatoire.

    6. Mettre son enfant face aux conséquences de ses actes.

    7. Fêter les victoires de l'enfant (ne pas le priver de ses victoires). Il s'agit de ne pas minimiser son succès, ni de pointer ce qu'il aurait pu faire mieux ! Ou encore, de ne pas s'attribuer sa réussite (c'est grâce à moi s'il a obtenu 16/20 !)

    8. Ne pas se servir de son enfant pour cautionner nos propres incohérences et stratégies d'évitement. Exemple : c'est à cause de lui si...

    9. Eviter de créer et d'entretenir des messages contradictoires (double-contrainte et codage croisé). Exemples : "si tu m'aimes, restes avec moi au lieu d'aller voir tes amis" (double-contrainte) ou encore "j'aime quand tu es obéissant" (codage croisé = je reconnais quelque chose que mon enfant n'est pas fondamentalement et par conséquent, je ne reconnais pas ce qu'il est).
       
    10. Laisser son enfant découvrir le plaisir en dehors des jupes parentales. Lui aussi a son jardin secret.

    11. Eviter de créer et d'entretenir des secrets de famille (ou les gérer avec responsabiité lorsqu'ils sont inévitables). De toute façon, l'enfant est une grosse éponge. Il capte tout au niveau corporel, émotionnel, non verbal et il sait déjà sans pouvoir nommer précisément.

    12. Exprimer par le geste et la parole l'amour qu'on lui porte. Aimer est un verbe d'action ! Le nourrir et subvenir à ses besoins est nécessaire mais pas suffisant. L'enfant retient les moments de jeu, de lecture, de partage léger passés avec lui. Il n'est pas sensible à ce que nous faisons par DEVOIR.

    A venir, les 12 conseils de la police américaine pour faire de votre enfant un "bon déliquant" !

    A lire : "Langages d'amour des enfants" de Gary Chapman. Cliquer sur le lien Amazon suivant pour en savoir plus :

     
  • Janvier 2012 - Constellations familiales à Montauban

    mains tendues.jpgCa bouge du côté de Montauban ! La journée de constellations familiales du 14 janvier est complète en constellés. Il reste 3 places de représentants.

    Pour ceux qui veulent consteller à Montauban, la prochaine session aura lieu le 10 mars.

    Pour ceux que ça intéresse, pensez à réserver votre place dès à présent en me retournant le bulletin d'inscription ci-après plaquette constellations 2012.pdf.

    En attendant, je vous laisse préparer les fêtes de Noël, moments réactivateurs de schémas familiaux et aussi d'opportunités de changement dans la qualité des relations !

  • Vivre sans attentes, pas facile !

    sablier homme.jpgSimone a 2 enfants et déjà 3 petits-enfants. Ses longues journées se passent dans l'attente que l'un d'entre eux veuillent bien l'appeler, passer la voir, donner des nouvelles d'une vie qui bouge... ailleurs. Elle se démène pour leur rendre service, pour être disponible pour eux, pour faire passer leurs besoins avant les siens.

    Alors, forcément, elle est souvent déçue ! L'équilibre entre ce qu'elle donne, sur un mode "oubli de soi", et ce qu'elle reçoit ne lui paraît pas équitable. Elle a le sentiment de beaucoup donner et de ne rien ou peu recevoir. Et ça la ronge... Elle est malheureuse, triste et seule.

    Evidemment, de son côté, son fils vit mal ses allusions aux peu d'appels qu'il lui passe, au peu de temps qu'il lui consacre, à ce qu'elle appelle de l'indifférence. Au début, il appelait de bon coeur pour avoir de ses nouvelles et lui faire partager les anecdotes de sa vie professionnelle ou familiale. Puis, de reproches voilés en attentes insatisfaites, il a pris du recul. Oh, non pas sans une certaine culpabilité. Mais, il se préserve d'une pression qu'il ressent comme insupportable. Sa vie est ailleurs, avec sa femme et ses enfants, avec son travail et ses amis. Certes, il est (un peu) reconnaissant de ce que ses parents lui ont donné mais tout ça c'est derrière lui et les attentes (ou reproches) de sa mère lui pèsent. Comme si le vide affectif dans lequel elle vit ne pouvait jamais se remplir. Comme si tout ce qu'il lui donne était trop peu. 

    Simone se sent victime, alors que ce sont ses attentes qui lui font mal. Elle se sent dépendante des autres pour aller bien. En passant devant la librairie du quartier, elle a aperçu dans la vitrine un livre de Guy Corneau "Victime des autres, bourreau de soi-même". Ca l'a interpellée mais elle ne s'est pas sentie concernée... Victime oui, bourreau non ! Drôle de titre... Heureusement, qu'elle a sa petite-fille à qui elle peut se confier et qui la comprend. Auprès d'elle, elle peut pleurer et raconter ses frustrations, son incompréhension du mode de fonctionnement des autres. Ce n'est pourtant pas grand chose ce qu'elle demande !

    Simone est si malheureuse qu'elle ne peut pas entendre que, sans le vouloir, ses attentes ont créé de la pression chez ceux qu'elle aime. Elle a tellement d'amour dans le coeur pour les autres qu'elle ne peut s'aimer et se faire du bien de façon autonome.